| ALPHAVILLE™
Association - Casablanca Maroc

présente:
Les
Projections de l'Hermitage
Festival en plein air des films
de l'ombre
"Si ne veux que s'émousse l'acuité
du regard et du sens,
capte le soleil à l'ombre"Friedrich Nietzsche
2ème
édition : la raison du plus fort…
04, 05, 06 juillet 2003, à
partir de 20 h30,
parc de l'Hermitage (rue de Nador), Casablanca
Avant-propos
Un quartier:
El Miter-Bouchentouf est un vieux quartier populaire de
Casablanca. De là sont parties les premières
étincelles des grandes insurrections qui ont touché
le Maroc. Une démographie record, des habitations
insalubres, une insécurité latente, un analphabétisme
chronique caractérisent le quartier. La population
est livrée à elle-même, en déshérence,
sans connexion avec le centre névralgique de la métropole.
El Miter Bouchentouf est un lieu de rupture.
La population qui y vit a très peu d’images
d’elle-même qui puisse constituer une mémoire
(photographie, film, vidéo amateur…). C’est
une population sans voix, mais aussi sans images. Par ailleurs,
elle est également éloignée des représentations
visuelles du reste de la société marocaine.
C’est là que s’étend le parc
de l’Hermitage…
Je découvre le parc de l'Hermitage un peu avant
l'été 2001. Tandis qu'une petite partie est
un jardin bien dessiné et correctement entretenu,
la majeure surface laisse apercevoir un océan de
gravats. L'endroit inspire fascination et incompréhension.
Comment un tel désastre a-t-il pu se produire ? Deux
mois plus tard, je fais la connaissance de Abdellah
Zaâzaâ et de son Association
El Miter Bouchentouf pour le Développement Social
(AMBDS). Depuis quelques années, l'association de
quartier mène une campagne de sensibilisation à
la question du parc de l'Hermitage. Ensemble, nous réalisons
un film : L’Hermitage, état des lieux, visite
guidée à l’intérieur du parc
et de ses constructions hors-la-loi.
Au printemps suivant, j’entame un atelier avec les
enfants du quartier. Un autre film, “Sawarni!!”
(filme-moi), est réalisé avec leur concours.
Il s’agit d’une exploration du passé
du parc à travers les témoignages et les photos
anciennes.
Été 2002, avec le soutien de
l’Institut Français de Casablanca, de l’AMBDS
et du groupe privé Richbond, j’organise
une projection de films au milieu du parc. C’est la
première édition des Projections de l’Hermitage.
Les artistes du collectif La Source du Lion
découvrent à leur tour le parc. Face à
ce spectacle, ils décident de réaliser une
maquette à l’échelle un centième
qui représentera le parc dans son état actuel,
et jusque dans ses moindres détails.
Par ailleurs, Fayçal Roufki, un enfant
du film Sawarni!!, réalise son premier film : Tammara.
Il filme son père, marchand de menthe à Derb
Soltane, pendant sa nuit de travail.
Novembre 2002, Tammara est retenu aux 15es
Instants Vidéo de Manosque. Le festival
invite Fayçal à présenter son film.
Á cette occasion, Fayçal vient pour la première
fois en France.
Janvier 2003, nous créons officiellement
Alphaville, l’association qui désormais
représente les Projections de l’Hermitage.
Mars 2003, Alphaville invite la réalisatrice Caroline
Caccavale vient en repérage à
Casablanca.
Eymeric Bernard

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