| ALPHAVILLE™
Association - Casablanca Maroc
Alphaville & l'Institut français de Casablanca
présentent:
"L’ŒUVRE
PLUS QUE JAMAIS"
Une exposition, un colloque et des ateliers
actifs et réactifs
Le colloque :
Le colloque réunit des artistes et théoriciens,
français et marocains, autour des questions de la
collection et de sa réactivation, de l’éducation
artistique, de l'art utilisant les nouvelles technologies
(internet) et de la place de l’art dans la société.
Ce dernier point sera expérimenté par des
ateliers dans la ville de Casablanca et au-delà (sur
le web). Ces rencontres permettront à chaque participant
de communiquer ses recherches et s’axeront autour
des problématiques liées à l’exposition.
1-
La collection et sa réactivation (l’exemple
des FRAC en France);
les collections aux Maroc (Fondations, projet
de musée, statuts…)
Le thème de la collection publique sera abordé
avec une présentation globale de la collection FRAC
PACA par France Paringaux (chargée de diffusion).
Nathalie Leleu, qui a été chargé de
la diffusion des collections du Centre Pompidou va présenter
ses recherches dans une conférence intitulée
« L’art d’accommoder les restes, Transferts
entre l’exposition et la collection ».
La collection de l'artiste Miloud et sa fondation seront
présentées par Dounia Ben-Kacem comme un exemple
de "régionalisation" au Maroc.
La table ronde consacrée à la collection
réunira les acteurs de plusieurs expériences
publiques et privées : Dounia Benkacem, Nathalie
Leleu, Faouzi Laatiriz, Guy Limone, Sakina Gharib et Jalila
Kadiri.
Modérateur : Jean-Marc Adolphe
Rencontre autour du « musée du plastique »
de Fabrice Hyber (axes des discussions à définir
avec l’artiste) / avec la participation des professionnels
du plastique (industriels, commerçants et chimistes),
Bernard Marcadé, Anne-Marie Morice et Abdellah Karroum.
Modérateur : Nathalie Leleu
2-
L’hyper-matériel/l’immatériel.
L’art, les nouvelles technologies et la globalisation
/ Les œuvres sur internet
Rachid Jankari, expert du partage sur internet, sa devise
est « Je partage donc j’existe »,
présentera une vue globale de l’internet culturel
au Maroc.
Anne-Marie Morice, critique d’art et fondatrice du
Centre d’Art Virtuel en France, interviendra pour
présenter la collection du CAV. Le CAV, créé
depuis quelques années, est un support expérimental
pour lequel les artistes conçoivent des œuvres
spécifiques.
La table ronde autour de « l'hyper-matériel/l'immatériel
» va nous permettre d’interroger le paradoxe
de l’usage des matières au Maroc. L’hyper-matériel
est approché par l’électricité
et l’ordinateur, l’immatériel est défini
ici par la conception du monde du point de vue spirituel.
Nous étudierons les méthodologies (utilisation
et dépassement de la peinture), des références
(les héritages et la religion) et de modes d’accès
aux œuvres et à leur lecture (exposition, reproduction,
diffusion). Avec la participation de Rachid Jankari,
Anne-Marie Morice, Ali Amahan.
Modérateur : Bernard Marcadé
3-
L’art contemporain et l’éducation (l’artiste
enseignant, l’art à l’école…)
Fouad Bellamine, artiste et enseignant, interviendra sur
la question de l'art à l'école. Il travaille
actuellement sur le programme de rénovation de l'enseignement
de l'art au Maroc.
David Cascaro, docteur en science politique (1998) est
le responsable du service des publics du Palais de Tokyo,
site de création contemporaine depuis 2000. Il propose
une conférence-invitation : « Bienvenue
au Palais ! ou l’art contemporain partagé »,
après avoir rappelé comment l’art contemporain
résiste à la notion d’éducation
, trois exemples mis en place au Palais de Tokyo, site de
création contemporaine permettront d’illustrer
quelques voies menant à l’art. Les Tokyorama,
promenades d’artistes mises en place en 2001/2002,
le site internet Tokyoskool développé en 2003
et les ateliers Tok tok structurés en 2004 sont autant
de manières de partager l'art contemporain.
Par ailleurs, David Cascaro participera à la mise
en place d’un atelier à Casablanca (voir les
activités en point 4).
La table ronde autour de l’enseignement de l’art
évoquera les réalités des expériences
pédagogiques avec la participation de David
Cascaro (Palais de Tokyo), Nora Komiha
(directrice des études à l'Ecole des Beaux-Arts
de Casablanca), Fouad Bellamine (artiste
et enseignant), Philippe Cazal (artiste
et enseignant)… Il s’agira aussi de mettre en
exergue les questions de l’art liées au «
partage de connaissance », à la transmission
des savoirs et à la sensibilisation…
Modérateur : Abdellah Karroum
4-
Activités au bord du colloque et de l’exposition
(l’aspect social).
Les pratiques actuelles de l'art qui questionnent autant
le statut de l'artiste que celui de sa pratique et de sa
relation à « l’autre » (thématiques
notamment de la collection, de l’usage de nouvelles
technologies et de l’implication sociale…)
Les ateliers mis en place en marge de l'exposition et des
rencontres théoriques s’inscrivent dans les
actions permanentes de l’association Alphaville et
de l’Institut français de Casablanca.
Le premier atelier de « Collection
de mots, d’images et leur réactivation »
mené par l’écrivain Youssouf Amine
Elalamy, assisté de Fayçal Roufki, continue
les actions menées depuis quelques années
par Alphaville dans le quartier de l’Hermitage.
Le second atelier sera confié
à l’artiste Guy Limone qui développe
dans son travail un principe de « collection »,
va réactiver sa démarche avec la complicité
de Maria Karim (artiste) et des étudiants de l’Ecole
des Beaux-Arts de Casablanca.
Le troisième atelier concerne
l’approche éducative par l’usage des
médias (internet, édition, vidéo…).
Il s’agit, par exemple, de créer un site
internet dans le cadre d’un atelier de formation
et de partage de connaissances sur le web. Un artiste
utilisant habituellement le web et David Cascaro (responsable
des Tokyorama, du site internet Tokyoskool développé
et des ateliers Tok tok au Palais de Tokyo), travailleront
ensemble.
La
table ronde de clôture du colloque
(animée par Abdellah Karroum et Jean-Marc Adolphe)
sera l’occasion d’un bilan des rencontres mais
aussi l’occasion de poser les questions et de projeter
des perspectives et des propositions : que peut-on dire
de l’art aujourd’hui ? de la rencontre et du
métissage interculturel engendrés par l’Histoire
?
L’art, avec ses acteurs, artistes, critiques et opérateurs,
est-il une force de progrès ou de résistance
? (progrès dans le contexte de la globalisation et
résistance vis-à-vis du nouvel ordre).
Pour finir en beauté ce programme
casablancais, Eymeric Bernard, réalisateur,
musicien et Membre fondateur de l’Association
Alphaville, à proposer une projection
vidéo. Réponse. « Je
suis venu à Casablanca avec un projet de film sur
des artistes de la ville. La réalisation fut longue
et laborieuse. Au bout du compte, le film est raté.
Pas la bonne distance. C'est ce que je pense aujourd'hui.
Je suis parti de Casablanca peu de temps après
avoir achevé un autre film sur un autre artiste
de Tétouan. Cette fois-ci, la rencontre a bien
eu lieu. Entre les deux films, quatre ans. Quatre ans
pour trouver la bonne distance. » (E. B.)
Ces propositions interrogent la place de l’art aussi
bien dans le contexte « global » que dans les
contextes particuliers proposés par les participants
aux échanges. La « médiation artistique
», notamment avec l’implication d’artistes
et d’étudiants, est l’un des outils d’action
autour du projet « l’œuvre plus que jamais
».
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