Association Alphaville Casablanca Maroc
 

ALPHAVILLE™   Association - Casablanca Maroc 

Alphaville & Lieux Fictifs présentent:

"Atfal Larmitage"
Une proposition de film de Caroline Caccavale.
Coproduction d'Alphaville & de Lieux Fictifs.

 

Proposition d'un dispositif filmique:


1°) Le regard de Fayçal et de Omar

Fayçal et Omar prendront seul et tour à tour la caméra.
Trois types de prises de vue seront proposés par la cinéaste : la caméra subjective, l’autoportrait, la confrontation à l’autre.

- Caméra subjective :
La caméra est ici réceptrice de sensations, d’atmosphères, de sentiments.
Le jeune travaillera sur la perception intime de ce qui l’entoure : moments de solitude, observation du quartier depuis sa maison, coins secrets, images télévisées, traversée du quartier ou d’autres lieux à explorer…

- Confrontation à l’autre :
La caméra est ici actrice, et parfois provocatrice dans le jeu avec l’autre et dans cette relation du filmeur et du filmé.
Le jeune filmera son environnement familial (parents, frères et sœurs…) ainsi que certaines personnes vivant dans le quartier (voisins, amis ou membres d’associations, autres jeunes et adultes…) ou hors du quartier.
Le choix de ces séquences se fera à partir des thématiques et des situations filmiques qui seront déterminées entre la cinéaste, Omar et Fayçal.
Les deux protagonistes seront aussi mis en situation de confrontation en se filmant l’un et l’autre.

- Autoportrait :
Omar et Fayçal travailleront chacun une séquence d’autoportrait.
Ici la caméra devient miroir. Chacun des jeunes choisira un lieu, une période de la journée et une mise en scène particulière pour se confronter à sa propre image.

 

2°) Le regard de la cinéaste

Une double attitude.
Un premier regard mettra à distance le quartier d’El miter Bouchentouf et la ville de Casablanca. Cette vision élargie permettra de situer le regard intérieur de ces deux jeunes adolescents.
Un deuxième regard plus proche de Omar et Fayçal permettra de les inscrire dans leur environnement immédiat et leurs activités quotidiennes.

Dans le film, l’objet caméra devient aussi un personnage, puisqu’il est pris en main par les différents protagonistes.
L’acte de filmer devient prioritaire à l’acte de parler, il est le témoignage authentique de leurs émotions.

Chacun des jeunes portera aussi un regard sur les images qu’il a filmées ou sur celles de l’autre, ces moments de visionnage seront enregistrés.

La place de la cinéaste est ici plus une place de metteur en scène :
- elle fera le choix des situations et des différents niveaux de regard produits par Omar et Fayçal.
- elle portera un regard extérieur qui permettra de replacer celui des deux garçons dans le contexte du territoire.

A cette période charnière de l’adolescence, le besoin d’expression rejoint le besoin de construction de son identité. Pour éprouver son identité, ne faut-il pas la mettre en jeu dans la confrontation avec l’autre ?

La période de l’adolescence est un moment difficile pour exprimer à travers la parole des sentiments profonds.
L’expression filmique au sens physique peut être un moyen de les dominer, de les raconter et de les sublimer au travers de la caméra.

 

3°) La caméra actrice

Pour exprimer une cinématographie cohérente, quelques règles très précises de filmage seront proposées à Omar et Fayçal :

- L’utilisation du zoom sera interdite, avec pour conséquence que les déplacements et les grossissements de l’image se feront par déplacement du corps.
- L’appareil sera utilisé en mode de mise au point automatique. Les changements de mise au point doivent être intégrés au cadrage et aux mouvements de l’appareil.
- Le choix des diaphragmes et des balances de couleurs sera fixé en amont du tournage.

Ici la caméra-poing intervient comme une extension du corps du filmeur. Elle devient sensible car elle participe à ses émotions, au regard porté sur l’autre. Elle est ce qui rend le filmeur complice du jeu de filmage.

L’adolescence, c’est aussi la transformation du corps. La mise en place d’un dispositif de filmage qui permet au personnage d’avoir un rapport physique à ce qu’il filme semble particulièrement pertinent dans ce contexte. Cette situation peut être révélatrice d’une expression authentique.

 



 


Projection du 13/11/2006

Avant-propos

Synopsis

Chronique d’un repérage

Proposition d’un dispositif filmique

Filmographie de la réalisatrice

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